dimanche 12 octobre 2014

Lundi 30 mars 2009 : Grésin – Romagnieu.

A 9h30, depuis Grésin, je chemine en descente sous les flancs du massif.
Le temps est couvert. Sous une grange, du thé et du café sont à disposition du pèlerin en route vers Saint-Jacques.
Le GR 65 plonge vers Côte Envers, franchit un ruisseau, atteint le pas de l’Ane, grimpe dans le bois et débouche  au lieu-dit Vuillerot. Vue sur la plaine du Guiers, depuis ce dernier promontoire de l’échine jurassienne.
Coupée de son département par la barrière du Chat et de l’Epine, véritable excroissance du Jura en terre savoyarde, la région rappelle plutôt la campagne du Bas-Dauphiné. L’habitat dominant est la maison dauphinoise, bien souvent construite en pisé (argile) et couverte d’une toiture à forte pente caractérisée par quatre pans inégaux. On peut également observer quelques maisons de pierre avec comme particularité les pignons à redents ou mantelure, typiques du Bugey.
La montagne de l’Epine et du Chat a fait que les pays du Guiers ont été méconnus des Dauphinois parce qu’ils sont situés en terre savoyarde, et des Savoyards parce que situés de l’autre côté de la montagne. Cependant, même s’il se rattache au Bugey par sa géographie et au Bas-Dauphiné par la civilisation traditionnelle, Saint-Genix est, par son histoire, profondément enraciné dans la province savoyarde.
Depuis la chapelle de Pigneux, l’itinéraire blanc et rouge gagne Saint-Genix-sur-Guiers, franchit le pont qui enjambe la rivière. Ce faisant, il entre dans le département de l’Isère.
C’est bien la fin du massif jurassien.
Le GR suit le bord de la rivière. Sur les îlots de gravier, des couples de harles bièvres…
Le sentier longe le lac de Romagnieu, franchit l’autoroute A43 et arrive à proximité du cimetière de Romagnieu. C’est là que Viviane me retrouve à 11h30. Nous mangeons sur place.

Nous entreprenons par la suite notre trajet de retour vers Saint-Fargeau, dans l’Yonne.





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